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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 10:32

ap2w

 

S y n o p s i s 

 

José Tomas est un torero à part, on le surnomme l’extraterrestre.  Invisible devant les caméras de télévision, ces prestations sont aussi belles que rarissimes. Un torero magnifique.  Le Torero parfait, celui que chacun s’imagine même le non initié, calme, stoïque, courageux, artistique, celui qui fait vibrer les foules.

 

Il a dit que les jours de corrida, il laissait son corps à l’hôtel. Ce doit être son âme que l’on voit toréer, une chimère que l’on admire.  Avoir un billet ne suffit pas pour être témoin d’une de ses œuvres.  Tout le monde le sait, chacune de ses apparitions peut être la dernière, les cicatrices de son corps en sont la preuve.

 

Il a dit aussi « Chaque après-midi tu te joues la vie parce qu’il n’y a que ça.  Pas de passé, pas de futur. Seulement un après-midi et deux toros ».

 

Dans les arènes d’Aguascalientes, il a bien failli y laisser la peau.  Depuis… les aficionados l’attendaient, espéraient, priaient.  Ils tuaient le temps, ils allaient aux arènes.  Mais tout était fade ou presque.

 

Ils n’osaient plus y croire, et après une succession de fausses rumeurs, ce Matador revint enfin.  Ce fut le 23 juillet 2011 à Valencia.  Un miracle. L’émotion y était à son comble et ce dès le paseo.

 

Ce film raconte cette réapparition, cette résurrection, vue par le public.  Ce public seule preuve de la véracité de la « chose » car au-delà de ses moments de grâce au centre de la piste, JT marque les aficionados, les travaille, les sculpte, eux les aficionados amoureux de sa tauromachie.  Devenus orphelins, leur chagrin prit fin, le temps d’une après midi au moins.

 

C’est de cela que ce film a voulu témoigner, immortaliser.  Filmer cette émotion que procure la tauromachie, cet art si particulier, montrer sa force à travers le regard de celui qui l’aime, des yeux ni haineux, ni sanguinaire, des yeux émus, émerveillés tout simplement.


N o t e  d ’ i n t e n t i o n

 

Cette idée de film est née du désir de filmer l’émotion suscitée par la corrida chez le spectateur, raconter par l’image ce besoin d’arènes qui fait parcourir aux aficionados des milliers de kilomètres avec pour seul espoir celui d’y retrouver l’Emocion.

 

Le retour de José Tomas était l’occasion rêvée de réaliser ce projet. JT n’est pas un torero comme les autres, loin s’en faut.  Lui seul peut remplir une arène sur son seul nom et ce en l’espace de quelques minutes.  Quand il toréé, la foule se tait, et le silence s’impose, coupe le souffle.

 

Les toreros sont des artistes, ils créent l’émotion…  José Tomas est sans aucun doute celui qui en procure le plus, celui dont on en attend le plus.

 

Ce film montre l’art et l’émotion à travers la réaction du public, de ces milliers de personnes qui vont aux arènes le cœur battant, espérant l’exceptionnel.  La camera immortalise ces aficionados dans leurs attentes, leurs ovations, leurs joies, leurs peurs…  Filmer le public des arènes, ce public, celui de JT, c’est l’occasion de détourner le regard du torero vers les spectateurs pour montrer toutes ces réactions que ce spectacle procure, des émotions aussi diverses qu’intenses.

 

Internet regorge d’images, de faenas et de triomphes mais personne ne s’était encore intéressé à la réaction de foule.  Filmer l’émoi de manière brute, sans artifice, sans commentaire ni interview, sans effets, juste laisser parler l’image et le son.

 

Montrer ce public c’est aussi faire ce constat : la corrida est un art. Le but n’est pas ici d’en apporter la preuve « technique ».  La corrida est un art car le public le vit comme tel.

 

Même si ce film s’adresse principalement aux aficionados, il reste compréhensible pour les non initié. Un film sans but pédagogique ni démagogique…  Juste montrer le public tel qu’il est, loin des images de sanguinaires que certains s’imaginent.  Filmer l’émotion c’est également la transmettre.  Les passionnés au sens large du terme, sont des médiums formidables, ils suscitent la curiosité de chacun.

Dans le contexte difficile que la corrida traverse actuellement, il semble primordial de faire comprendre cette passion, l’expliquer le plus simplement possible et casser les clichés.  Personne ne va aux arènes dans le but de voir couler du sang et voir mourir un toro, personne n’achète un billet pour soutenir une économie locale, personne ne va aux arènes par tradition.  La seule raison qui pousse les aficionados, c’est l’émotion, ce frisson qui les envahit lors des grandes après-midi.

Ce film est une tentative de plus, pour expliquer cette passion, ce frisson.

Derrière cette volonté de filmer l’émotion se cache également l’envie d’immortaliser ce phénomène José Tomas, ce moment historique pour la tauromachie.  Pour avoir été témoin de son solo à Barcelone, le réalisateur du film été marqué par cette foule KO debout, qui à la fin de la course n’arrivait plus à quitter les gradins, zonant à la dérive, sans but, si ce n’est celui de prolonger le plaisir, regarder ce décors témoin lui aussi du « truc », d’autres moins hagards étaient descendus dans le ruedo, les uns pour s’y sentir comme le torero, d’autres pour ramasser quelques poignets de sable, mais tous pour marcher là ou avait marché cet ovni venu de Galapagar.

 

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Published by Pena Taurine de Bruxelles - dans ACTIVITES
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La Peña Taurine emprunte le nom de "La Belgicana" une des premières femmes torero du XIXe, de son vrai nom Eugénie Bartès. Cette Bruxelloise de naissance (c'était le 14 mars 1876)  est à notre connaissance la seul(e) Belge a avoir revéti le costume de lumière.  Pour en savoir plus voici un article d'El Enano (cliquez sur la photo) publié... le 1er avril 1895, ça ne s'invente pas et pourtant la Belgicana a bel et bien existé. Le Club Taurin Paul Ricard "la Belgicana" est né officiellement le 9 avril 2011 à Bruxelles, le philosophe Francis Wolff (notre premier invité, ici son fabuleux Pregon) fut le témoin priviligié de la deuxième naissance de la Belgicana. Le CTPR la Belgicana est jumelée avec les clubs taurins Culturaficion et le Ruedo Newton à Paris.

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